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ACTUALITES

Les élèves du dispositif ULIS ont fait une belle rencontre

Par Jeanne CAUBEL, publié le mercredi 1 décembre 2021 09:05 - Mis à jour le mercredi 1 décembre 2021 09:05
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Ils ont interviewé Lucile Verbizier et Camill Rhoul, les artistes en résidence, mardi 23 novembre 2021

(Retranscrit par Dominique Aussenac)

Ces deux artistes viennent passer du temps dans notre cité scolaire pour répéter les morceaux de leur récital, pour approfondir leur programme tout en interagissant avec les élèves.

«  Le but du jeu, c’est de vous ouvrir à ce que nous faisons.  Vous êtes le public de demain, vous pourrez en parler. C’est une chance pour nous.»

Présentez-nous votre parcours ?

L.V : Il y a beaucoup de parcours différents pour devenir chanteuse. J’ai commencé dans une petite école de campagne à St-Laurent-de-Neste. J’ai fait un peu de piano et de la flûte traversière. Par la suite, j’ai travaillé le chant. Je suis allée au lycée Marie Curie de Tarbes avec l’option musique. Ensuite, je suis rentrée au conservatoire, à la fac de musique. Aujourd’hui, je suis chanteuse au Capitole de Toulouse. Depuis toute petite, je voulais chanter l’opéra .

C. R. : J’ai commencé la guitare à 10 ans au conservatoire en région parisienne. Je n’avais pas pensé en faire mon métier, je poursuivais des études de physique. En arrivant dans cette région, j’ai commencé par donner des cours. J’adore accompagner des chants.

LUCILE VERBIZIER

- Pouvez-vous nous expliquer ce qu’est le chant lyrique ?

C’est le chant de l’opéra, une manière de s’exprimer, de travailler la justesse. La voix est mon instrument et mon corps la caisse de résonance.

- Pourquoi ce choix ?

C’est le mode d’expression qui me ressemble le plus. Il y a un côté théâtral que j’apprécie.

- Avez-vous un bon souvenir des cours de musique au collège ?

Je me souviens que l’on passait un par un pour chanter devant la classe et je me sentais ridicule.

- Quelles sont les règles à respecter pour protéger sa voix ? Y-a-t-il une hygiène de vie à respecter ?

Comme un sportif, je ne bois pas d’alcool, je ne fume pas non plus. Il est important de se coucher tôt et d’être bien reposé. Il faut aussi bien s’hydrater et pratiquer une activité physique.

- Avez-vous une tenue de scène particulière ?

J’ai plein de belles robes. Pour l’opéra, je porte un costume qui correspond au personnage. Pour les récitals, j’ai mes propres tenues et en fonction du répertoire, je choisis la plus appropriée.

- Avez-vous un compositeur préféré ?

Non, je les aime tous.

- Pratiquez-vous un instrument à côté du chant ?

Oui, je joue de la flûte traversière et un peu de piano. C’est important pour jouer, entendre la mélodie et pour déchiffrer les partitions.

- Pourriez-vous donner un conseil aux jeunes pour bien s’exprimer avant de passer un oral ?

Il faut bien se fixer dans ses appuis et bien se positionner.

- Qu’est-ce- que vous écoutez comme style de musique ?

J’écoute parfois la radio, France Musique, sinon rien.

- Pensez-vous exercer ce métier toute votre vie ?

Je veux faire cela toute ma vie.

- Si vous pouviez faire un autre métier….

Je travaillerais dans la cuisine car j’adore manger.

- Faut-il avoir de qualités innées pour se lancer dans le chant ?

Tout le monde peut chanter. Il faut avoir la détermination d’y arriver et on peut progresser.

 

CAMILL RHOUL

- Que veut dire l’adjectif «  classique » pour un guitariste ?

C’est un guitariste qui joue de la musique classique.

- Parlez-nous de votre guitare.

C’est une guitare Flamenca. Elle a un son plus sec qu’une guitare classique.

- Quand avez-vous commencé la guitare ?

J’ai commencé à 10 ans, au conservatoire.

- Pensez-vous que l’on peut débuter la guitare à n’importe quel âge ?

Il n’y a pas d’âge. Si on commence plus tard, on ira peut-être moins loin dans son apprentissage mais les adultes pourront aussi se faire plaisir.

- Pouvez-vous nous parler des ongles de votre main droite.

« Camill montre ses ongles. » Ils sont un peu plus longs, cela permet d’avoir plus de puissance et une meilleure maîtrise.

- Combien de temps répétez-vous par jour ?

Cela dépend des périodes. Au maximum 5h et j’aimerais bien avoir la possibilité de jouer jusqu’à 8h. Trop jouer peut aussi faire mal.

- Est-il vraiment utile de faire régulièrement ses gammes ?

Oui, ça sert. C’est pénible et fatigant mais on récolte le fruit de son travail. Après, tout devient naturel, c’est agréable de s’exprimer et on ne pense même plus que l’on joue.

- Comment gérez-vous le stress lors des représentations ?

Petit, j’étais très timide. A force de faire et en travaillant beaucoup avant de monter sur scène, on finit par avoir confiance.

- Dans quel style de musique vous jugez-vous le plus fort ?

Étant donné que j’ ai moins de partenaires pour jouer du flamenco, je dirais le classique.

- Qu’est-ce que la musique flamenco a de particulier ?

C’est un accompagnement du chant et comme on ne sait pas toujours vers où le chanteur va aller, c’est une forme d’improvisation.

- Si vous pouviez faire un autre métier….

Ce serait peut-être dans la physique.

 

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